Le Verre de la Tour, 2017

“Les verres d’eau ont les mêmes passions que les océans”

Victor Hugo

Bruxelles, durant une interview, depuis l’un des derniers étages de la tour Belfius, on parle de croissance économique et de redressement de la Finance basées sur les nouvelles technologies dans un jargon qui se veut simple et efficace. Ma concentration s’estompe et la distraction survient comme au jour du cours de religion quand j’étais à l’école.

Alors, au travers du verre à eau du banquier qui disserte, un mirage trouble apparaît comme une oasis au loin du désert, je vois la Tour des Finances de Belgique.

Le Verre de la Tour des Finances © 2017 Bruno D'Alimonte
Le Verre de la Tour des Finances © septembre 2017 Bruno D’Alimonte

Difficile de trouver meilleure symbolique pour évoquer une future “tempête dans un verre d’eau“, “se noyer dans un verre d’eau” mais quand on y pense, sans “naviguer en eau trouble”, les expressions sont nombreuses et les possibilités d’illustration,”claires comme de l’eau de roche“, “coulent de source“.

Alors si le monde de la finance vous donne “l’eau à la bouche“, je pense que cette photographie pourrait vous intéresser.

Bruxelles Chez Soi?

L’équilibriste et le Perchoir, 2020

Perché sur un élévateur rue du Grand Hospice, bombes de spray en mains, j’ai rencontré un jour Bozko en 2018 alors qu’il terminait sa fresque. Caractère trempé, il ne voulait par trop être photographié.

L’artiste est issu de l’académie des Beaux-Arts de Sofia et son projet est d’inspirer les quartiers par un imaginaire issu des comics aux ambiances un peu noires tout en restant conforme aux attentes d’une commande d’une ville.
Ses couleurs rayonnent lorsque la grisaille l’emporte.

Dans cet environnement, le diable se trouve dans les détails comme le dit l’adage. Et en y regardant bien, des antennes de télécommunications situées autour de l’immeuble sont cachées par la force graphique de la fresque.

Fresque du "street artist" Bozko située à deux pas de la place Saint Catherine de Bruxelles. Elle représente un personnage au crane rasé assis sur une balançoire qui semble suspendu.
Fresque de l’artiste BOZKO – © Juin 2020 Bruno D’Alimonte
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Surveillance à l’œil, 2020

À Bruxelles deux yeux ouverts peints sur une mur de la rue du Pays de Liège invitent au débat sur la surveillance et à la défense de la vie prîvée.

Signes des temps, le narcissisme digital conjugué aux outils connectés complètent la chaîne du spectacle offerte par les réseaux sociaux. À cela, le nombre croissant de caméras de surveillance dans la sphère publique fait qu’il devient de nos jours difficile d’échapper aux regards et au contrôle potentiel permanent.

Rue du Pays de Liège à Bruxelles, un couple se promène alors que deux yeux les surveillent © 2020 Bruno D'Alimonte
Surveillance à l’œil © Juin 2020 Bruno D’Alimonte
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Plaisir solitaire, 2020

Bruxelles, aux abords de son canal, à deux pas du Petit Château, le ciel et les nuages participent au plaisir solitaire d’une façade.

Fresque à Bruxelles le long du canal qui dépeint une main qui se caresse la vulve. Masturbation éloquente dans la ville. © 2020 Bruno D'Alimonte
Plaisir solitaire © 2020 Bruno D’Alimonte

L’artiste acrobate qui impose son travail interlope, amène une découverte de la ville sous l’angle expressionniste monumental presque post-moderne. Pour certains c’est un bouleversement ou une révélation.

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