La Prévoyance Climatique, 2020

Ce 23 mai 2020, je n’ai pas encore les pieds dans l’eau ni ne porte de masque anti-virus.

Le confinement est décrété pour la population depuis quelques jours. Nous avons la possibilité de nous promener un peu et d’en profiter pour s’interroger sur les suites de la pandémie. Les scénarios vont bon train!

Photographie de Bruno D'Alimonte illustrant de façon humoristique une conséquence du réchauffement climatique : la montée du niveau de la mer avec pour conséquence éventuelle, la navigation en ville. L'image montre un petit bateau moteur posé sur un arbre et qui attend la montée des eaux à Bruxelles.
La prévoyance climatique © 2020 Bruno D’Alimonte

En cette période de coronavirus qui affecte l’ensemble de la planète, l’anxiété est manifeste. Il n’empêche de conserver son sens de l’humour en appréhendant un peu le prochain enjeu planétaire pour l’espèce humaine : le réchauffement climatique.

Posé sur un arbre à Evere, rue Godefroid Kurth, une barque modeste et motorisée semble attendre et se prémunir de la prochaine crise, climatique cette fois.

Imaginons-nous à Venise s/ Evere.


La passerelle de fer et du soutien, 2019

Bruxelles, Evere, entre Av Piérard et Allées du Languedoc , une nouvelle passerelle piétonne a vue le jour en 2018. Elle fait l’éloge à l’acier par sa nature métallique pour rappeler qu’en dessous c’est bien un chemin de fer qu’elle franchit. Plus subtilement, la courbure de ses deux rampes évoque celle d’une canne bienveillante pour toute personne à mobilité réduite.

La passerelle de fer et du soutien, © 2019 Bruno D'Alimonte tous droits réservés
La passerelle de fer et du soutien, © 2019 Bruno D’Alimonte

Risques de Guerre, 2015

Par une journée expérimentale de mai 2015, muni d’une de mes optiques myopes, je découvre un vieille Mercedes Benz mauve qui occupe une des 5 places au pied de la publicité peinte sur le pignon du n° 44 de la rue Walckiers. La fresque typographique date du début de la seconde guerre mondiale, juste après l’invasion allemande et semble résister au temps comme si l’alerte était désormais permanente.

Bruxelles, photographie artistique d'une publicité peinte sur le pignon du n° 44 de la rue Walckiers date du début de la seconde guerre mondiale, juste après l'invasion allemande. © 2015 Bruno D'Alimonte
Risques de guerre © mai 2015 Bruno D’Alimonte

Cette fresque pourrait être comprise comme un graffiti, une alerte désintéressée ou une œuvre de street art mais il n’en n’est rien. Il s’agissait d’une vaste campagne publicitaire menée par la compagnie d’assurance RGT (Risques de Guerre Terrestre) en relation aux indemnisations suite aux dommages de guerre.

Dès 1942, suite aux bombardements alliés, quelques compagnies d’assurance virent une opportunité de lancer une assurance particulière qui couvre les dégâts de guerre. Cependant la Kommandantur voyait dans cette campagne un risque de saper le moral de la population. Peut-être était-ce un acte de résistance subliminal?

La fresque est classée depuis avril 2004, mais même planquée, elle reste une cible pour la faune urbaine amatrice de tags.

Bruxelles Chez Soi?