Envers de Décor

Savamment placées dans la plupart des zones de passages urbains, les panneaux publicitaires géants occupent l’espace public à des fins marketing.
Coté pile, elles sont censées galvaniser les navetteurs plus ou moins bloqués dans leurs véhicules. Côté face, leur conception pragmatique les confond comme des “laideurs hurlantes”.

Boulevard du Triomphe, arrière d'un panneau publicitaire
Dos de panneaux publicitaire – Boulevard du Triomphe, Ixelles © janvier 2021 Bruno D’Alimonte
Dos de panneaux publicitaires – Boulevard du Triomphe, Ixelles © janvier 2021 Bruno D’Alimonte

Et même si leur situation est éloignée des habitations, ces supports polluent notre vue bien plus loin que leur surface initiale puisqu’on les voit à des centaines de mètres à la ronde.

Si comme moi vous vous demandez la pertinence du plus vieux media du monde, sachez qu’il représente une source de revenu pour la région et les communes selon un principe, que j’interprète, du pollueur-payeur.
Cette pratique se traduit par une taxe régionale, une taxe communale, des contrats de mobiliers urbains et des revenus locatifs si j’ai bien compris.

De l’emploi qui profite peu à la collectivité

Les revenus profitent bien sur aux annonceurs mais aussi aux communes et aux propriétaires fonciers.
Selon, Charles Dejean, administrateur de Belgian Poster, on peut estimer que le chiffre d’affaires réalisé par l’affichage est réinjecté à 80 % dans l’économie locale.

Quant aux détracteurs tels que Capcom, ils estiment que les revenus de ce type de pub pour les collectivités locales ne dépassent pas 0,1%.

Alors si la vérité de ces chiffres apporte des compréhensions multiples, je retiendrai que : “la pub affichée crée de l’emploi mais ne rapporte pas grand chose à la collectivité“.

ALORS UN PETIT PLUS COLLECTIF POUR UN GRAND MOINS SANITAIRE?

Poser la question c’est un peu y répondre car au sein de l’espace public, considérer la publicité non désirée sous prétexte qu’elle profite au plus grand nombre c’est un peu comme se servir d’un service gratuit sur l’internet gratuit et recevoir de la pub en échange.

La différence c’est qu’ici, on ne choisit pas et comme souvent ce sont les populations les plus fragilisées qui en sont les premières victimes.

Indépendamment des messages discutables que ces supports diffusent, un effort d’intégration dans l’espace me semble urgent pour notre santé.

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