Averse à Simonis , 1999

En 1999, la voiture individuelle en ville est patience et attente.
À la sortie Simonis du tunnel Léopold II à Molenbeek, à bord de ma Renault 5 dont les essuies-glaces par temps de pluie sont approximatifs, la vue vers l’extérieur relève du mythe de la Caverne de Platon.

Devant moi, il y a un autre moi que je déteste. Dedans, c’est ma petite “maison”, j’y pilote mon imaginaire qui décolle pour envisager le bout du tunnel, cette sortie vers le paradis des automobiles qu’est l’autoroute.

Photographie d'une voiture sous une pluie battante dont l'eau ruisselle depuis le pare-brise à la sortie Simonis de la petite ceinture de Bruxelles au niveau du tunnel Léopold II. © 1999 Bruno D'ALIMONTE
Averse à Simonis © 1999 Bruno D’Alimonte
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Au Vendeur d’Opium, 2016

Bruxelles, Gare Centrale, sur le boulevard de l’Impératrice, comme indiqué, le photographe malade en quête d’une pharmacie lève les yeux et voit telle une apparition divine, un crucifix capital près d’un bas-relief évoquant une  ville révolue, sorte de rappel que la santé occupe toujours le centre comme la religion.

Photographie d'un détail de la gare central de Bruxelles dont une fenêrte reflète la devanture d'une pharmacie.Au Vendeur d'Opium © 2016 Bruno D'Alimonte
Au Vendeur d’Opium © 2016 Bruno D’Alimonte

 

Le Parfum de Séduction, 2015

À Bruxelles, l’espace Gaucheret est une terre aromatique réputée pour les rencontres interlopes, animales et bureaucratiques.

Photographie de deux chiens blancs situés sur l'espace Gaucheret à Schaerbeek. Un des deux animaux renifle le derrière de l'autre dans un arrière-pla de tours de verre © 2015 Bruno D'Alimonte
Le Parfum de Séduction, © octobre 2015 Bruno D’Alimonte

Intrinsèquement attaché au quartier Nord et à celui des affaires, l’espace Gaucheret est un lopin de verdure à la frontière des tours de verre et d’un quartier populaire. Son aménagement progressif n’a pas été simple et il reste toujours connoté de «no man’s land».

Alors que milieu urbain semi-aseptisé contribue à véhiculer une certaine sympathie pour la nature, le lieu est aussi un prétexte pour instrumentaliser le meilleur ami de l’homme afin d’illustrer la séduction, la découverte de l’autre ou le désir comme thématiques.

L’image ne raconte pas l’issue de cette rencontre olfactive de nos deux chiens cocasses. La taille n’a pas d’importance n’est-il pas? Sauf que je me demande comment le plus petit parviendra à monter le plus grand.

Et si le cœur vous en dit, un sentier de grande randonnée GR y passe pour une visite pédestre et alternative de Bruxelles :

Bruxelles Chez Soi?

Seulement si vous avez du chien

Le Mal Propre, 2014

À Bruxelles,  Saint-Gilles, avenue Fonsny au niveau du tunnel du chemin de fer, une scène brute à l’allure hygiéniste exulte ce slogan-paradoxe que l’on doit à l’artiste Obètre qui s’est attelé à nettoyer des briques de ce sombre tunnel pour faire apparaître ce message en capitale.

Le Mal Propre, graffiti de l'artiste Obetre qui interroge la pollution, pollueur, propreté, hygiène© 2014 Bruno D'Alimonte
Le Mal Propre © 2014 Bruno D’Alimonte

“Le Mal Propre” est le titre d’un livre du philosophe Michel Serres qui interroge notre comportement de pollueur-possesseur (interview vidéo); terme qu’il oppose au “Bien commun” et dont l’enjeu majeur est de transformer l’homme-parasite en un symbiote.