La chaînette et le sens interdit, 2020

Bruxelles, photographie de l'intérieur d'un bus de la STIB durant la pendémie de coronavirus où l'on voit une signalétique interdisant de se rapprocher du chauffeur.
La chaînette et le sens interdit © 2020 Bruno D’Alimonte

Bruxelles, 15 mars 2020, Laeken sur le pont Van Praet, à bord du nouveau bus 56 les passagers découvrent l’isolement du chauffeur de la STIB. La pandémie que connaît la Belgique impose une distance de sécurité entre les habitants afin d’éviter une contagion incontrôlable du COVID-19 ou coronavirus. Il en résulte qu’il devient impossible d’acheter son ticket à bord et que tout rapprochement vers le chauffeur est formellement prohibé.

Cette image paisible, quasi banale est pourtant signifiante. La réalité ponctuelle atteste de l’adaptation aux circonstances. Les bus, comme les sociétés se modernisent à la mesure des avancées technologiques. Cependant les circonstances obligent des changements radicaux parfois incompatibles avec la modernité.

Le chemin évolue et le monde s’adapte avec les moyens du bord, comme une chaînette avec un sens interdit.

Golden sixties, 2019

Photographie de la fresque de Kiekeboe près de l'atomium © 2019 Bruno D'Alimonte
Golden Sixties © 2019 Bruno D’Alimonte

Avenue du Gros Tilleul à Laeken,  les places de parkings végètent comme  la fresque oubliée de Kiekeboe (Fanny et Cie pour les francophones). On y savoure une grosse voiture américiane avec l’Atomium, et des personnages colorés qui s’amusent. Les Golden Sixties et le tout à l’automobile sont à présent un lointain souvenir. La fresque dont la peinture se craquèle l’atteste.

Pourtant, derrière, le lieu est réputé pour y jouer à « Fast & Furious ». Les amateurs d’autos « tunées » ignorent encore qu’ils seront les prochains oubliés de l’Atomium.