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Photographe professionnel, artiste et enseignant,
Bruno D’ALIMONTE prend soin de votre image depuis 1992.

Aux lèvres drapées

Dans mon sac, je n’ai qu’une vulgaire optique-jouet attachée à mon appareil, elle suffira très bien pour donner une âme plus spontanée à l’image. Reste à voir si le résultat est connoté de sens ou simplement une image inutile de plus.
Ce n’est pas tout, car il est question d’émotion aussi en photographie.

Il n’y a pas de secret, pour faire des photographies il faut sortir de chez soi.

Ce jour-là, de passage devant l’ancien Hotel de Ville d’Etterbeek, sur l’avenue d’Auderghem, je réalise combien le bâtiment avait une allure moderne mais un peu plus loin, mon regard distrait attire son attention sur le drapé d’un rideau hybride d’un rez-de chaussée. D’emblée je le trouve bizarre tant il ressemble à des lèvres et cela suffit pour me susciter l’envie de m’y attarder photographiquement.

Aux Lèvres Drapées

Ça sonnerait bien comme titre, non? Alors pourquoi pas.

Silhouette floue de cycliste passant devant la scène d'une façade paisible où sont parqués des vélos

Aux lèvres drapées – © 2025 Bruno D’ALIMONTE.
 Photographie sous licence auprès de ID PHOTO AGENCY

On a tous déjà rencontré ce sentiment d’apprécier quelque chose tout en ignorant le pourquoi.

Pour interroger un peu notre regard

Au début j’ai pensé « cliché » : genre les murs ont des oreilles et pourquoi pas une bouche pour nous parler…
J’ai trouvé la formule peu subtile alors qu’il se passait quelque chose en moi lié aux lèvres plutôt qu’à une bouche emplie de paroles. Quelque chose de plus sensuel qui fait que je m’y sente bien dans la grisaille. À condition que l’on adhère à la ressemblance formelle (qui est toute la question d’une métaphore), ces deux lèvres confèrent une sorte d’âme à cette humble maison en ville devant laquelle est stationnée une famille de vélos.

Elles me sussurent quelque chose qui me fait du bien, quelque chose qui évoque l’amour et de la tendresse aussi. Durant cet arrêt sur le temps, on passe devant et personne ne voit rien comme cette silhouette de cycliste qui passe devant l’image, sans rien comprendre.

Ce moment suspendu n’a rien de sensationnel ni d’extraordinaire, il m’accompagnera comme une tranche de poésie issue de la banalité du quotidien.

Et vous, comment ça vous parle?